Compréhension orale

Compréhension écrite n°15 – L’agriculture urbaine – FLE – DALF C1 (sujet corrigé)

Nous vous proposons aujourd’hui un sujet de compréhension écrite en français (FLE) autour d’un thème récemment donné à l’examen de DALF C1 (décembre 2020) : l’agriculture urbaine.

Cet exercice est adapté pour des niveaux C1-C2.

Plan du billet :

  • Lecture de l’article
  • Questions de compréhension écrite
  • Corrigés

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-copier le contenu en vous l’appropriant (modifier le fond, les couleurs, en gardant nos idées par exemple) = c’est du plagiat

-vous inspirer de nos idées sans nous mentionner = c’est du plagiat

-faire une utilisation commerciale ou promotionnelle des nos contenus = c’est du plagiat et c’est puni par la loi

Fin du petit rappel 🙂 

Soyez toujours respectueux du travail d’autrui comme vous voudriez que tout le monde le soit avec votre propre travail!

Crédit : Gigi – Unsplash

Article : Les villes du futur et l’agriculture urbaine

Voici l’article sur lequel porte la compréhension écrite (environ 1000 mots) :

Les villes du futur et l’agriculture urbaine

par l’équipe de rédaction de Polyglottes, publié le 15 décembre 2020

Nos villes évoluent en même temps que nos habitudes et que nos préoccupations, et en particulier nos préoccupations environnementales. On entend de plus en plus parler de « smart cities », terme anglais signifiant « villes intelligentes », où les technologies de la communication sont mises à profit pour améliorer la vie des habitants mais aussi la gestion de l’énergie et des déchets, on parle aussi aujourd’hui d’agriculture urbaine. Mais est-ce une utopie?

Les initiatives pour développer l’agriculture urbaine

Le bouleversement de nos modes de vies, de plus en plus urbains partout ou presque dans le monde, inspire les architectes et les urbanistes dans leur conception des villes du futur, avec en ligne de mire le développement durable et également l’autosuffisance. 72 % de la population européenne vit en ville et les experts de l’urbanisme se fixent pour objectif de combiner efficacité énergétique, gestion optimale des déchets, création d’espaces verts, gestion améliorée de la pollution et production alimentaire pour les villes du futur.

La crise sanitaire a relancé l’intérêt des consommateurs pour les produits locaux et pour les produits frais. Les Français n’hésitent pas à soutenir les petits commerces de proximité comme le primeur, le boucher ou le poissonnier, mais ils sont également de plus en plus nombreux à s’orienter vers le jardinage sur leurs balcons et terrasses, ou encore vers les fermes en ville. Une véritable tendance qui se dessine. Le rooftop végétalisé de Paris Expo Porte de Versailles par exemple permet à des maraîchers de produire un millier de fruits et de légumes par jour et de fournir les Parisiens en produits frais « locaux », cultivés sur les toits de la ville. Ailleurs, d’autres passionnés d’agriculture urbaine cultivent en sous-sol, et se targuent même de produire fruits, légumes et même champignons de Paris sans produits chimiques. Les fermes urbaines pédagogiques ont elles aussi le vent en poupe, et cherchent à sensibiliser les citadins à l’écologie, aux métiers de la ferme ainsi qu’à l’économie circulaire. D’autres projets innovants bouleversent également le visage de la ville, comme la ferme de la Gally, à Saint Denis, qui approvisionne les Halles de Paris en produits frais, ou le musée des cultures légumières à la Courneuve, destiné à rappeler le passé maraîcher des abords de la capitale. Les vignes en ville ne sont pas en reste : Montmartre, le parc de Belleville ou encore les vignes de Bagatelle produisent du vin issu de ces aires de la capitale, et des activités pédagogiques ou caritatives sont parfois mises en place pour faire connaître les initiatives d’agriculture urbaine au grand public. Celles-ci rappellent la « ceinture verte » qui entourait les villes au Moyen-Âge, où l’on cultivait fruits, légumes, vignes ou houblon. À travers le monde, la FAO estime à près d’un million le nombre de personnes s’adonnant aujourd’hui à l’agriculture urbaine.

Villes végétales et durables

Les projets de villes du futur intègrent par ailleurs des gratte-ciels et des tours verticales végétalisées et comprenant des étages de potagers urbains ou des ruches. Certains de ces projets ont déjà été mis en application : en avril 2020, Paris comptait 150 ruches selon le site Happyculteur, qui promeut l’apiculture tout en déplorant les limites de l’apiculture urbaine. L’idée derrière ces ruches urbaines consiste à offrir un espace de ressources mellifères pour permettre aux abeilles de butiner. L’objectif est de leur offrir une alternative aux aires rurales polluées, dans un contexte où elles sont menacées par le réchauffement climatique, la destruction des habitats ruraux, la pollution, les pesticides et les insecticides de type néonicotinoïdes.

Ruches, réhabilitation des friches en villes et rooftops végétalisés sont donc quelques uns des visages de l’agriculture en ville. Mais ce n’est pas tout. Les architectes sont en mesure de concevoir des villes du futur où se mêlent des fermes verticales, des tours photosensibles posées sur des quais piézoélectriques, des ponts-paysages, des tours maraîchères thermodynamiques avec des balcons potagers, comme le propose l’architecte Vincent Callebaut dans son projet Paris Smart City 2050. Et il n’y a pas que les capitales qui sont les fers de lance des villes du futur : Strasbourg a déjà sa tour à énergie positive, la tour Danube, qui produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, et Nancy et Saint Etienne sont en bonne voie pour concrétiser des projets architecturaux similaires. Les bâtiments à énergie positive se parent de panneaux photovoltaïques, ils bénéficient d’une conception bioclimatique et sont construits en matériaux durables. Par ailleurs, leur mode de conception durable permet aux familles qui y sont logées de faire des économies d’énergie. Une cinquantaine de projets de bâtiments à énergie positive sont prévus en France dans les années à venir.

Penser l’écosystème

Le développement des ruches urbaines dans le but d’offrir des sanctuaires aux abeilles menacées par les changements environnementaux et l’épandage de produits chimiques sur les cultures commence à susciter l’inquiétude. Comme souvent lorsque l’on touche à un écosystème, une bonne idée peut avoir des conséquences désastreuses : les abeilles à miel ou abeilles domestiques ne sont pas les seuls pollinisateurs et favoriser une espèce d’abeilles peut déstabiliser l’écosystème en menaçant d’autres pollinisateurs comme les abeilles sauvages. Les écologues, spécialistes de l’écologie scientifique mettent en garde contre les excès de l’apiculture urbaine qui pourrait devenir un symbole de la monoculture appliquée aux abeilles. Les écologues encouragent à poursuivre les études scientifiques sur la question des ruches urbaines et à rechercher un équilibre dans les écosystèmes. C’est en faisant un état des lieux de la situation et en comprenant les interactions des différentes espèces d’abeilles entre elles que l’on peut mettre en place des politiques publiques portant sur l’apiculture en ville. Le programme européen Urbanbees, mis en place à Lyon, travaille sur un guide ayant pour objectif de « maintenir et augmenter la diversité et l’abondance des abeilles sauvages en milieux urbains et périurbains » et réalise des actions de sensibilisation vis-à-vis du public mais aussi des pouvoirs publics. Une solution pourrait consister à limiter le nombre d’autorisation de ruches urbaines en fixant des seuils. Cependant, fixer des limites va de pair avec un travail de pédagogie, car l’installation de ruches en ville est également une manière de sensibiliser les citadins aux enjeux écologiques.

La ville du futur et l’agriculture urbaine : une utopie, un effet de mode?

Si les technologies pour créer des immeubles à énergie positive existent et que les citadins multiplient les initiatives pour végétaliser la ville, recréer le lien avec la nature et exploiter les espaces délaissés pour produire des aliments, est-on déjà dans la « ville d’après »? L’époque s’y prête, la remise en cause de nos modes de consommations effrénés, des modes de production intensifs, de l’usage des intrants pour améliorer les cultures, mène à davantage d’investissements dans l’agriculture urbaine, gage de circuits courts. Alors, tendance de fond ou effet de mode? Nul ne peut répondre avec certitude aujourd’hui. Cependant, si l’objectif visé est l’autosuffisance des locavores urbains, on peut raisonnablement douter de la méthode : l’hydroponie verticale (ou agriculture hors-sol) n’est pas la solution miracle, car tous les fruits et légumes ne peuvent pas pousser uniquement avec de l’eau, sans terre et parfois avec peu de lumière naturelle voire pas du tout de lumière. L’hydroponie n’a pas que des vertus : elle requiert tout de même un certain investissement, pour une rentabilité qui n’est pas toujours convaincante. Dans ce contexte, de nombreuses réflexions sont encore en cours et il est difficile d’imaginer dans un avenir proche de pouvoir nourrir les villes en autosuffisance grâce à l’agriculture urbaine.

Vous pouvez télécharger notre article en PDF ici : 

Questions de compréhension FLE – exercice type DALF C1

Pour faire cet exercice de compréhension orale dans les conditions du DALF C1, consacrez-y 50 minutes.

Les questions suivent globalement l’ordre du texte.

1.Quelle est la finalité de cet article? (1 point)

informer

convaincre

dénoncer

2. Quel est le thème principal de cet article? (1 point)

le futur : ses avantages et ses inconvénients

la vie urbaine

la vie en ville et le développement de l’agriculture urbaine

3. L’agriculture urbaine répond à l’objectif de réduire les déchets et la pollution en ville. VRAI ou FAUX? (2 points)

VRAI

FAUX

4. Développer l’agriculture urbaine, est-ce un projet citoyen ou une décision des pouvoirs publics? Justifiez. (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

5. La ville du futur sera conçue de manière vertueuse sur plusieurs aspects. Lesquels? (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

6. Le déclencheur de l’intérêt des habitants concernant l’agriculture en ville est-il la crise sanitaire? Justifiez. (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

7. Les initiatives d’agriculture urbaine à Paris sont récentes dans l’Histoire. VRAI ou FAUX? (2 points)

VRAI

FAUX

8. Combien de types de projets différents d’agriculture urbaine sont mentionnés dans le texte? Citez-les. (5 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

9. Les projets de villes du futur privilégient souvent la verticalité. Quels exemples du texte le montrent? (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

10. Quel sont les avantages et les inconvénients des ruches en ville selon le texte? (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

11. Pourquoi installer des ruches en ville sans réfléchir en termes d’écosystème n’est pas une bonne idée? (1 point)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

12. Selon l’article, chaque habitant pourrait-il être encouragé à créer sa propre ruche en ville? Justifiez. (1 point)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

13. L’article est-il plutôt optimiste ou pessimiste concernant le futur de l’agriculture urbaine à court terme? Qu’est-ce qui le montre? (2 points)

………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Total : ……../25 points

Corrigés de l’exercice de compréhension écrite type DALF C1- L’agriculture en ville

1.Quelle est la finalité de cet article? (1 point)

X informer

L’article est plutôt descriptif, il n’y a pas de thèse défendue par les auteurs.

2. Quel est le thème principal de cet article? (1 point)

X la vie en ville et le développement de l’agriculture urbaine

C’est la réponse la plus complète des 3.

3. L’agriculture urbaine répond à l’objectif de réduire les déchets et la pollution en ville. VRAI ou FAUX? (2 points)

FAUX

Ce n’est pas l’objectif de l’agriculture urbaine. Réduire les déchets et la pollution sont des objectifs qui peuvent être ceux des projets de villes du futur.

4. Développer l’agriculture urbaine, est-ce un projet citoyen ou une décision des pouvoirs publics? Justifiez. (2 points)

Il s’agit d’un projet citoyen, ce sont des initiatives privées et non publiques : il s’agit de maraîchers, de passionnés d’agriculture urbaine, de particuliers sur leurs balcons et terrasses…etc.

5. La ville du futur sera conçue de manière vertueuse sur plusieurs aspects. Lesquels? (2 points)

Ces aspects sont :

-l’efficacité énergétique,

-la gestion optimale des déchets,

-la création d’espaces verts,

-la gestion de la pollution,

-la production alimentaire,

-donner un espace aux abeilles pour butiner

6. Le déclencheur de l’intérêt des habitants concernant l’agriculture en ville est-il la crise sanitaire? Justifiez. (2 points)

Non, la crise semble avoir été un accélérateur d’une tendance préexistante plutôt qu’un déclencheur : « La crise sanitaire a relancé l’intérêt des consommateurs pour les produits locaux et pour les produits frais. »

7. Les initiatives d’agriculture urbaine à Paris sont récentes dans l’Histoire. VRAI ou FAUX? (2 points)

FAUX

La ceinture verte existait déjà au Moyen-Âge.

Plus d’informations ici :

Manger au Moyen-Âge (2) Vie quotidienne à Paris

La ceinture verte de Paris, une tradition maraîchère d’Île-de-France – France 24

8. Combien de types de projets différents d’agriculture urbaine sont mentionnés dans le texte? Citez-les. (5 points)

Il y en a 5 :

-Le rooftop végétalisé de Paris Expo Porte de Versailles

-Les cultures en sous-sol

-Les fermes urbaines pédagogiques dont la ferme de la Gally

-Les vignes en ville

-Les ruches urbaines

Le musée des cultures légumières n’est pas un projet d’agriculture urbaine en tant que tel.

9. Les projets de villes du futur privilégient souvent la verticalité. Quels exemples du texte le montrent? (2 points)

« Les projets de villes du futur intègrent par ailleurs des gratte-ciels et des tours verticales végétalisées et comprenant des étages de potagers urbains ou des ruches.« 

« fermes verticales »

Exemple bonus : « rooftops végétalisés » = « rooftop » est un anglicisme qui signifie « toit-terrasse »

10. Quel sont les avantages et les inconvénients des ruches en ville selon le texte? (2 points)

Avantages : offrir un espace aux abeilles pour butiner, sauver les abeilles, produire fruits, légumes et miel en ville

Inconvénients : les abeilles domestiques sont favorisées par rapport aux abeilles sauvages et cela menace l’écosystème, nécessité de fixer des seuils pour le nombre de ruches en ville

11. Pourquoi installer des ruches en ville sans réfléchir en termes d’écosystème n’est pas une bonne idée? (1 point)

Les abeilles domestiques sont favorisées par rapport aux abeilles sauvages ce qui peut constituer une menace pour l’écosystème. L’apiculture urbaine doit se faire d’une manière réfléchie.

12. Selon l’article, chaque habitant pourrait-il être encouragé à créer sa propre ruche en ville? Justifiez. (1 point)

Non, il faut fixer des seuils concernant le nombre de ruches en ville pour ne pas augmenter la population d’abeilles domestiques au détriment des autres abeilles.

13. L’article est-il plutôt optimiste ou pessimiste concernant le futur de l’agriculture urbaine à court terme? Qu’est-ce qui le montre? (2 points)

Plutôt pessimiste :

-l’apiculture en ville doit être encadrée sinon ce serait une « fausse bonne idée »

-il se peut que l’agriculture urbaine ne soit qu’une tendance

-l’autosuffisance alimentaire en ville est loin d’être réalisée

-l’hydroponie requiert des ressources et n’est peut-être pas si durable que cela.

Les mots-clés à retenir sur le thème de l’agriculture urbaine sont :

Agriculture urbaine – villes du futur – autosuffisance alimentaire – des gratte-ciels – utopie – apiculture urbaine – verticalité – bâtiments à énergie positive – diversité – vertueux – écosystème – locavore – hydroponie -pesticides/intrants.

C’est terminé!  Vous avez appris des choses? Aimé le sujet? Eu des difficultés? Vous pouvez en discuter avec les autres participants et apprenants dans notre groupe Facebook (plus de 54 000 membres, apprenants et professeurs de FLE).

Vous pouvez aussi vous entraîner sur d’autres sujets de compréhension écrite en français ici.

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5 réponses »

  1. C’est super les sujets corrigés, je peux les utiliser en classe avec mes élèves en cours de FLE. Merci pour votre travail très riche!

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