Les sujets de dissertation proposés au Bac de français 2022 dans les centres étrangers portaient, au choix, sur La princesse de Clèves (Madame de Lafayette), Le Rouge et le Noir (Stendhal) ou Les mémoires d’Hadrien (Marguerite Yourcenar).
Voyons un exemple de plan détaillé avec introduction et conclusion rédigées que vous pouvez réaliser pour le sujet de dissertation sur La Princesse de Clèves qui porte sur la dissimulation.
L’œuvre est disponible en accès libre :
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Mise à jour : décembre 2025
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📌 Sommaire

Dissertation sur La Princesse de Clèves : « Selon vous, La Princesse de Clèves est-il un roman de la dissimulation ? »
Énoncé
« Selon vous, La Princesse de Clèves est-il un roman de la dissimulation ? »
Vous répondrez à cette question dans un développement organisé. Votre réflexion prendra appui sur l’œuvre de Mme de Lafayette au programme, sur le travail mené dans le cadre du parcours et sur votre culture littéraire.
L’analyse de Polyglottes.org
Le thème de la dissimulation est à mettre en lien avec l’une des citations les plus importantes du roman, celle de Madame de Chartres à sa fille :
« Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-cy, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n’est presque jamais la vérité. »
Le décryptage : Si les apparences sont trompeuses, c’est que les gens masquent leurs intentions et leurs actions. Le roman explore cette mécanique des secrets et du paraître.
Problématique suggérée :
Dans quelle mesure l’esthétique du secret et le jeu des apparences font-ils de La Princesse de Clèves le roman par excellence de la dissimulation ?
Notre modèle de plan détaillé
DÉFINITION
Qu’est-ce qu’un roman d’analyse ?
Le roman d’analyse (ou roman psychologique) est un genre littéraire qui privilégie l’exploration des sentiments, des pensées et des motivations internes des personnages plutôt que l’action extérieure.
Dans La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette inaugure ce genre en disséquant avec précision la naissance et l’évolution de la passion amoureuse, ainsi que les tourments de la conscience morale. L’intrigue se joue davantage dans le cœur et l’esprit de l’héroïne que dans les événements de la Cour.
I. La Cour du roi : un lieu d’apparences et d’illusions
Point Méthodo : Comment réussir ses titres ?
Au Bac, vos titres de parties ne doivent pas être de simples étiquettes. Ils doivent affirmer une thèse. Pour les trouver, suivez ces trois conseils :
- 1. Évitez les titres en un mot : Ne dites pas « La Cour », mais précisez ce que vous allez en dire (« La Cour, un lieu d’illusions »).
- 2. Répondez à la problématique : Chaque titre doit être une étape de votre réponse globale au sujet.
- 3. Utilisez des mots-clés du sujet : Ici, on intègre « dissimulation » via ses synonymes comme « apparences » ou « illusions » pour montrer que l’on ne fait pas de hors-sujet.
⚠️ Rappel : Le jour de l’examen, vos titres ne doivent pas apparaître sur votre copie. Ils servent à structurer votre brouillon et votre pensée.
1 L’apparence et les illusions : un décor omniprésent dès l’ouverture
Dès l’incipit du roman, Madame de Lafayette place son récit sous le signe de la splendeur. La Cour est décrite comme un lieu de magnificence exceptionnelle, mais cette beauté est un écran de fumée.
Exemple clé à citer :
« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru en France avec tant d’éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. »
Commentaire : Notez l’emploi du mot « paru » (paraître). L’autrice ne dit pas que la Cour est parfaite, mais qu’elle paraît l’être. Tout le monde participe à cette mise en scène où l’on cache ses ambitions derrière des fêtes somptueuses.
À la Cour, chacun joue un rôle. La dissimulation est donc la règle de base : il faut cacher ses faiblesses, ses haines et ses amours pour ne pas donner de prise à ses rivaux.
Le contexte dépeint dans la première partie du roman avec une grande précision historique par Madame de Lafayette est celui de la Cour du roi Henri II. Le souverain est décrit ainsi : « Ce prince était galant, bien fait et amoureux ». Son aspect physique est donc mentionné, tout comme celui de son amante, la duchesse de Valentinois « Cette princesse était belle, quoiqu’elle eut passé sa première jeunesse ». Plus tard, la beauté de la Princesse de Clèves (« Il parut alors une beauté à la cour qui attira les yeux de tout le monde, et l’on doit croire que c’était une beauté parfaite, puisqu’elle donna de l’admiration dans un lieu où on était si accoutumé à voir de belles personnes » ainsi que celle du duc de Nemours seront elles aussi mises en avant. On retrouve de très nombreuses mentions de l’apparence et de la beauté des gens qui fréquentent la Cour du roi (au sujet du cercle de la reine « tout ce qu’il y avait de plus beau et de mieux fait, de l’un et de l’autre sexe, ne manquait pas de se trouver »).
Madame de Lafayette précise que beauté et naissance vont de pair « Jamais cour n’a eu tant de belles personnes et d’hommes admirablement bien faits, et il semblait que la nature eût pris plaisir à placer ce qu’elle donne de plus beau dans les plus grandes princesses et dans les plus grands princes. », montrant par là une certaine vision élitiste de la beauté suprême, apanage des nobles.
La « galanterie » : un jeu social fondé sur le paraître
À la Cour, plaire n’est pas un plaisir, c’est une activité à part entière. La galanterie est le vernis qui recouvre les ambitions et les rivalités. Pour réussir, il faut maîtriser l’art de la dissimulation : on sourit à ses ennemis et on cache ses passions les plus vives.
Notion clé : La Galanterie
Dans le roman, la galanterie désigne ce mélange de politesse raffinée, de jeu de séduction et de diplomatie. C’est une dissimulation acceptée : tout le monde sait que le jeu est truqué, mais tout le monde y participe pour maintenir son rang.
« L’ambition et la galanterie étaient l’âme de cette cour, et l’occupaient également. »
Cette quête permanente pour plaire crée un climat de méfiance généralisée. Puisque tout le monde cherche à briller, personne ne montre son vrai visage. La dissimulation devient alors une stratégie de défense indispensable pour ne pas être la cible des moqueries ou des complots.
Par ailleurs, dès les premières pages la « dissimulation » de la reine est mentionnée : « elle avait une si profonde dissimulation qu’il était difficile de juger de ses sentiments ».
De manière générale, tout le monde à la Cour semble avoir des secrets et semble participer à des manigances (cf. lorsque la princesse de Clèves dit à sa mère au début du roman qu’elle souhaite être informée des « divers intérêts » et des « diverses liaisons » de la Cour).
À retenir : La dissimulation n’est pas qu’une affaire de sentiments amoureux ; c’est un outil politique. Même les figures d’autorité (la Reine) l’utilisent comme une arme pour régner et se protéger.
2 Mise en garde de la part de Madame de Chartres à sa fille, la Princesse de Clèves
La dissimulation étant omniprésente dans la société dépeinte dans le roman, Madame de Chartres met en garde sa fille selon une formule devenue célèbre :
« Si vous jugez sur les apparences en ce lieu-cy, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n’est presque jamais la vérité ».
Les apparences sont donc bel et bien trompeuses, et sa fille étant encore inexpérimentée, elle l’instruit à ce sujet. Nous avons là une loi basique à la Cour d’Henri II : dissimuler y est l’état normal de la vie en société.
Au moment de sa mort, Madame de Chartres fera cette injonction à sa fille : « Retirez-vous de la cour », comme s’il s’agissait d’un endroit nocif et dangereux.
II. Les personnages ont tous des secrets
II. Les personnages ont tous des secrets
Après avoir analysé le cadre social de la Cour, nous allons voir comment cette loi du silence et du paraître s’incarne chez les individus eux-mêmes. Dans cet univers, posséder un secret est une condition de survie, mais c’est aussi ce qui précipite le drame.
1 La Princesse de Clèves : un secret inavouable et une dissimulation de soi
Le cœur du roman repose sur le secret de l’héroïne : sa passion naissante et irrépressible pour le duc de Nemours. Pour la Princesse, ce sentiment est inavouable car il contredit les principes de vertu et de fidélité qu’elle a reçus de son éducation.
La dissimulation comme lutte interne :
La Princesse prend un soin extrême à dissimuler ses émotions. Chaque regard, chaque rougeur doit être contrôlé. Cette dissimulation n’est pas une tromperie malveillante, mais une stratégie de défense morale pour rester fidèle à elle-même et à son mari.
C’est cette tension permanente entre ce qu’elle ressent et ce qu’elle montre qui fait de La Princesse de Clèves le chef-d’œuvre du roman d’analyse. Le lecteur devient le témoin privilégié de ce que la Cour ne doit pas voir.
La Princesse de Clèves, aussi discrète et bien éduquée qu’elle soit, se retrouve rapidement à avoir elle aussi un lourd secret à porter, qu’elle devra dissimuler. En effet, peu de temps après son mariage, elle rencontre le duc de Nemours et un coup de foudre réciproque les unit. Mais elle ne peut céder à cette passion car elle est mariée et ne souhaite pas contrevenir à la morale (même si les liaisons sont par ailleurs nombreuses à la Cour, en témoigne la romance publique du roi avec Madame de Valentinois par exemple). La vertu est pour elle une valeur cardinale. Elle va donc devoir dissimuler ses sentiments pour le duc de Nemours et elle réussira fort bien à le faire. Elle ne dit rien, même pas à sa mère, dont elle est pourtant proche : « Elle ne se trouva pas la même disposition à dire à sa mère ce qu’elle pensait des sentiments de ce prince qu’elle avait eue à lui parler de ses autres amants : sans avoir un dessein formé de le lui cacher, elle ne lui en parla point. »
La vertu dans l’œuvre
La vertu ne se résume pas à une simple honnêteté. C’est une force morale qui pousse l’individu à agir en accord avec des principes supérieurs (honneur, devoir, fidélité), même au prix de ses propres désirs.
Pour la Princesse de Clèves, elle est indissociable du repos (la tranquillité de l’âme). Dissimuler sa passion est un acte de vertu : c’est un combat pour rester « estimable » à ses propres yeux.
2 Les autres personnages : un réseau de secrets partagés et propagés
La Princesse n’est pas la seule à porter un fardeau caché. Dans le roman, tous les personnages, ou presque, sont impliqués dans des secrets qu’ils partagent, découvrent ou contribuent à propager. La dissimulation est le moteur de toutes les interactions sociales à la Cour.
La mécanique du secret :
- Le Duc de Nemours : Il doit dissimuler son amour pour la Princesse afin de ne pas compromettre sa réputation, mais il est aussi celui qui surprend les secrets des autres (comme l’épisode de l’aveu).
- Le roi et la reine : Leurs intrigues politiques et amoureuses reposent sur des alliances secrètes et des trahisons feutrées.
- Les courtisans : Ils agissent comme des agents de propagation. Un secret découvert devient immédiatement une arme pour détruire un rival ou gagner les faveurs d’un puissant.
Cette circulation permanente de l’information cachée crée un climat de méfiance généralisée. Le roman montre que le secret est une monnaie d’échange périlleuse.
- Madame de Chartres fait mention à sa fille de nombreuses intrigues de la Cour. On peut penser par exemple à la liaison entre M. le duc d’Orléans et une femme de la Cour, que Madame de Chartres ne veut pas nommer pour pour préserver sa réputation : « Je ne vous la nommerai pas, parce qu’elle a vécu depuis avec tant de sagesse, et qu’elle a même caché avec tant de soin la passion qu’elle avait pour ce prince, qu’elle a mérité que l’on conserve sa réputation. » Madame de Chartres est d’avis que cacher cette liaison est un acte vertueux qui mérite à la protagoniste que l’on préserve sa réputation.
- Le duc de Nemours ne parle tout d’abord à personne de son amour pour la Princesse : « Il n’en parla pas même au vidame de Chartres, qui était son ami intime, et pour qui il n’avait rien de caché. » Lui aussi fait dans la dissimulation, pour protéger la Princesse, dont il est éperdument amoureux.
- Monsieur de Clèves évoque devant sa femme la liaison secrète de Mme de Tournon avec le comte de Sancerre, mais aussi avec d’autres hommes, ce qui surprend Madame de Clèves, qui ne s’en doutait pas : « Je ne saurais croire, interrompit Mme de Clèves, que Mme de Tournon, après cet éloignement si extraordinaire qu’elle a témoigné pour le mariage depuis qu’elle est veuve, et après les déclarations publiques qu’elle a faites de ne se remarier jamais, ait donné des espérances à Sancerre. » Monsieur de Clèves précise que le duc de Tournon lui avait caché cette liaison.
- Mme de Thémines, dans sa lettre au Vidame, explique comment elle a usé de dissimulation pour tromper son ancien et volage amant sur la nature réelle de ses sentiments.
- Exemple issu du parcours associé : Les liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos. Dans ce roman, la marquise de Merteuil fait alliance avec le vicomte de Valmont pour se venger de son ancien amant et pour salir l’honneur et la réputation de Cécile de Volanges, la future épouse du compte de Gercourt. C’est un exemple des nombreux stratagèmes et dissimulations que les personnages font pour arriver à leurs fins.
III. Cependant, la dissimulation a des limites
Les secrets sont nombreux dans le roman, mais on peut dire également qu’ils sont mal gardés. Tout finit par se savoir, c’est-à-dire que la dissimulation ne dure jamais longtemps. Les différents personnages contribuent à révéler ceux des autres, et un exemple se distingue : celui de la Princesse de Clèves qui avoue ses sentiments coupables à son mari.
1 Le fameux aveu au mari fait de la princesse une héroïne de la sincérité
L’épisode de l’aveu constitue le point de rupture du roman. En choisissant de révéler à son mari qu’elle éprouve des sentiments pour un autre, la Princesse brise radicalement la loi du silence qui règne à la Cour.
Un acte révolutionnaire :
Alors que tous les autres personnages utilisent la dissimulation pour tromper ou se protéger, elle utilise la sincérité comme une arme morale. Cet aveu, bien qu’il soit tragique dans ses conséquences, l’élève au-dessus des autres courtisans : elle refuse de participer au jeu des apparences, même si cela doit briser son propre bonheur.
C’est précisément cette quête de vérité absolue qui fait d’elle une héroïne hors du commun. Elle préfère la souffrance de la sincérité au confort de la dissimulation.
Ce que la princesse de Clèves prend bien soin de cacher à tous tout au long du roman, elle décide de le révéler à son mari. Par cet aveu, la dissimulation prend fin vis-à-vis de lui.
De plus, le duc de Nemours est caché et entend l’aveu. Cela montre que les secrets sont vites révélés, soit parce qu’ils sont trop lourds à porter et que la personne est contrainte d’en parler pour se soulager d’un poids, soit parce que le secret est découvert.
La Princesse de Clèves fera ensuite un second aveu, celui de ses sentiments pour le duc de Nemours, une fois son mari décédé, cet aveu étant assorti d’une fin de non recevoir qu’elle adresse à son amant platonique : elle ne veut pas vivre cette passion et décide de se retirer de la Cour. C’est donc elle qui a le courage de mettre fin aux dissimulations qu’elle a été contrainte de faire pendant un temps, du fait de sa passion coupable.
De manière générale, on voit que la Princesse de Clèves ne manie pas comme les autres membres de la Cour l’art de la dissimulation. Lorsqu’elle voit le duc de Nemours ou que quelqu’un le mentionne devant elle, elle rougit (cela est mentionné plusieurs fois dans le roman). Elle ne sait pas préserver activement son secret, elle ne le fait qu’en se taisant. Ceci la positionne à part par rapport aux autres personnages de la Cour.
Ces aveux et l’attitude de la Princesse de Clèves montrent la différence entre elle et le reste de la Cour. Marie-Anne Charbonnier la présente comme l »héroïne de la sincérité, contre l’hypocrisie qui est la loi du monde de la Cour« . Elle rompt les habitudes de dissimulation qui sont la base des rapports sociaux dans son milieu, c’est certainement aussi cela qui fait d’elle une héroïne exceptionnelle.
2 Les secrets : une simple intrigue ou un témoignage historique ?
On peut se demander si ces secrets sont de véritables mystères ou s’ils représentent simplement le témoignage d’une manière de vivre propre à l’époque de la Cour.
La dissimulation comme art de vivre :
Au XVIIe siècle (et sous Henri II), la vie privée n’existait quasiment pas. Être à la Cour, c’était être en représentation permanente. La dissimulation n’était donc pas forcément une volonté de tromper, mais une nécessité sociale pour protéger son intimité et son rang dans un monde où chaque geste était épié.
Le roman de Madame de Lafayette n’invente pas cette culture du secret ; il la fige pour nous montrer que la vérité est presque impossible à atteindre dans un milieu où l’apparence est la seule monnaie d’échange acceptée.
Nous pouvons douter du fait que le but réel des différentes dissimulations soit de garder les choses secrètes. En effet, les liaisons entre gens de la Cour sont monnaie courante, les infidélités sont banales, comme l’explique Madame de Chartres à sa fille : « elle lui contait le peu de sincérité des hommes, leurs tromperies et leurs infidélités ». Ce qui est révélé n’est donc pas choquant pour les gens de la cour, alors pourquoi tant d’efforts et de cachotteries ?
Les entrevues entre hommes et femmes sont l’occasion d’échanger des informations sur des « galanteries » supposées être secrètes. Dissimuler, espionner des secrets et les raconter semblent donc être des activités normales de la Cour de l’époque.
Les secrets font des circuits assez alambiqués qui montrent l’intrication des personnages de la Cour entre eux. Finalement, les trajets des secrets sont plus importants que les contenus des secrets eux-mêmes ! Ces trajets indiquent qui connaît qui, qui parle avec qui, qui est ami avec qui, etc.
On peut donc dire que la dissimulation est un véritable mode de vie à la Cour, au sein de laquelle les personnes sincères n’existent pas ou presque. Seule la Princesse de Clèves fait figure d’exception. Elle ne participe d’ailleurs à colporter aucune histoire, bien qu’elle en écoute plusieurs pour s’instruire et qu’elle met toute son énergie à cacher sa passion interdite, avant de finalement refuser de participer à ce système et d’avouer ce qui lui pèse sur le coeur.
Conclusion
La Cour du roi Henri II, telle que dépeinte par Madame de Lafayette dans le roman La Princesse de Clèves est bien un lieu où la dissimulation fait loi : elle est presque érigée en art de vivre tant tous les personnages sont impliqués dans des liaisons, ou bien dans l’espionnage, ou le commentaire sur les liaisons découvertes. Au milieu de ce monde dont elle est encore trop naïve pour maîtriser les règles, la Princesse de Clèves se retrouve bien malgré elle à devoir protéger son secret des oreilles et des yeux de ceux qui aimeraient la voir devenir comme de nombreuses autres femmes de la Cour, impliquées dans des infidélités. Refusant de participer à ce système hypocrite, elle préférera avouer à son mari ses sentiments pour un autre, puis avouer ses sentiments à celui dont elle est amoureuse tout en protégeant sa vertu et en restant en accord avec ses principes moraux puisqu’elle se retire finalement de la cour. Si le roman est celui de la dissimulation, nous voyons donc que la dissimulation a des limites puisque les secrets qui font l’objet de dissimulations sont éventés, par un moyen ou un autre. Ce roman rappelle Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos, publié en 1782, qui traite de la manipulation réalisée par un duo de maîtres en la matière, la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont. Tout comme dans le roman de Madame de Lafayette, ce roman épistolaire nous donne des indications précieuses au sujet des moeurs particulières qui prévalaient au sein de la noblesse de l’époque.
Remarques importantes
Il n’est pas nécessaire de connaître par cœur les différentes citations que nous avons mises dans le plan détaillé. Vous pouvez en retenir 2 ou 3 pour appuyer vos arguments le jour de l’examen.
Vous pouvez approfondir votre connaissance de l’œuvre La Princesse de Clèves en lisant ceci :
📚 Ressources autour de La Princesse de Clèves✍️ Avez-vous bien lu La Princesse de Clèves ?
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