Le menteur de Corneille : citations pour réussir le Bac de français 2026 (partie 1)

Le menteur est une pièce de théâtre de Corneille qui est au programme du Bac de français 2026 (épreuve anticipée de français au Bac).Elle se situe dans l’objet d’étude le théâtre du XVIIe au XXIe siècle, au sein du parcours « Mensonge et comédie ».

Si votre professeur l’a choisie comme oeuvre complète à étudier pour le Bac, voici un résumé par les citations qui vous permettra de suivre l’oeuvre de Corneille acte par acte, de mieux la comprendre et de réutiliser les citations de la pièce Le menteur dans vos dissertations au Bac.

🎓 Objectif Bac de Français 2026

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Le menteur Corneille résumé et citations
Le menteur Corneille résumé et citations

Qui est Corneille ?

Voici tout ce qu’il faut savoir en bref sur Corneille, l’auteur de la pièce Le menteur.

👤

Pierre Corneille

L’essentiel en un coup d’œil

  • 🗓️ Naissance : 6 juin 1606 à Rouen
  • 🕯️ Décès : 1er oct. 1684 à Paris
  • 🇫🇷 Nationalité : Française
  • ⚖️ Formation : Études de droit
  • 🎭 Profession : Dramaturge et poète
  • 🏛️ Mouvement : Classicisme (XVIIe)
  • 🚀 Débuts : Mélite (1629)
  • ✨ Académie : Élu en 1647
📚 Œuvres majeures : Le Cid (1637), Horace (1640), Cinna (1643), Polyeucte (1648), Le Menteur (1644).
🖋️ Style : Tragédies classiques et comédies. Style noble et éloquent.
💡 Thèmes : L’honneur, le devoir, l’amour et la liberté.
« Considéré comme l’un des plus grands auteurs classiques français, avec Molière et Racine. »

Quelle est la place du Menteur dans l’oeuvre de Corneille ?

🎭

Au-delà du mythe

Pierre Corneille, souvent réduit à son théâtre tragique, a également brillé dans le genre de la comédie, notamment avec Le Menteur (1644).

Cette pièce, intégrée au parcours « Mensonge et comédie », offre un éclairage nouveau sur son œuvre et l’histoire de la comédie.

🔄

Un virage décisif

Corneille débute sa carrière avec des comédies sophistiquées, mais se tourne ensuite vers la tragédie.

Le Menteur marque son retour au genre comique, et ce succès ne le quittera qu’après l’échec de La Suite du Menteur.

À retenir

Cette pièce mérite une attention particulière :

Non seulement parce qu’elle révèle une autre facette de Corneille, mais aussi parce qu’elle propose une réflexion profonde et moderne sur :

🤥 Le mensonge
🗣️ La parole
😂 Le rire

Le menteur…

✨ Une œuvre révolutionnaire

Le mensonge est omniprésent dans Le Menteur. Il agit sur trois niveaux fondamentaux que tu dois savoir identifier :

🎯

Thème central

🏗️

Principe structurel

Enjeu historique

Par cette approche, Corneille réinvente la comédie : il la distingue de la farce grossière et renouvelle brillamment les sujets antiques pour plaire au public de son temps.

Qui sont les personnages de la pièce Le menteur ?

Tout d’abord, voici un rappel des personnages de l’oeuvre et de leurs liens :

👥 Les personnages principaux

🎭

Dorante

Le menteur

💃

Clarice

Jeune femme convoitée

👗

Lucrèce

L’amie de Clarice

👴

Géronte

Le père de Dorante

le menteur bac de français résumé
Le menteur, bac de français résumé

Consultez aussi notre carte mentale sur Le menteur :

V

À retenir Le Menteur est une pièce de théâtre classique organisée en 5 actes.

Le menteur, Acte I

scène 1

Dorante vient d’arriver de Poitiers, où il a été envoyé étudier. Il parle à son valet et lui pose des questions sur les moeurs parisiennes.

DORANTE – Mais puisque nous voici dedans les Tuileries,
Le pays du beau monde et des galanteries

On apprend d’emblée qu’il s’agit d’un séducteur.

DORANTE- Toi qui sais les moyens de s’y bien divertir,
20 Ayant eu le bonheur de n’en jamais sortir,
Dis-moi comme en ce lieu l’on gouverne les dames.

Son valet se moque de lui. On voit qu’il a de l’esprit (c’est toujours le cas des valets dans la comédie)

CLITON- D’hier au soir seulement vous êtes dans la ville,
Et vous vous ennuyez déjà d’être inutile !
Votre humeur sans emploi ne peut passer un jour

Dorante pratique la galanterie, il ne veut pas se marier, il veut juste séduire :

DORANTE- Ne t’effarouche point : je ne cherche, à vrai dire,
Que quelque connaissance où l’on se plaise à rire,
Qu’on puisse visiter par divertissement,
Où l’on puisse en douceur couler quelque moment

Cliton est critique sur l’attitude des femmes vénales (pensez à Manon Lescaut). Il ne veut pas expliquer à son maître comment séduire les femmes.

J’entends, vous n’êtes pas un homme de débauche,
Et tenez celles-là trop indignes de vous
Que le son d’un écu rend traitables à tous.
Aussi que vous cherchiez de ces sages coquettes
Où peuvent tous venants débiter leurs fleurettes,
Mais qui ne font l’amour que de babil et d’yeux,
Vous êtes d’encolure à vouloir un peu mieux.
Loin de passer son temps, chacun le perd chez elles ;
Et le jeu, comme on dit, n’en vaut pas les chandelles.

Dorante nous donne des indications sur l’écart entre Paris et « la province ». À Paris, galants et galantes sont exigeants :

Chez les provinciaux on prend ce qu’on rencontre ;
Et là, faute de mieux, un sot passe à la montre.
Mais il faut à Paris bien d’autres qualités :
On ne s’éblouit point de ces fausses clartés ;
Et tant d’honnêtes gens, que l’on y voit ensemble,
Font qu’on est mal reçu, si l’on ne leur ressemble.

Mais Cliton est fin analyste, et il pense que Paris n’est pas mieux que ce qu’elle appelle de manière péjorative la province :

Paris est un grand lieu plein de marchands mêlés ;
L’effet n’y répond pas toujours à l’apparence :
On s’y laisse duper autant qu’en lieu de France ;
Et parmi tant d’esprits plus polis et meilleurs,
Il y croît des badauds autant et plus qu’ailleurs.
Dans la confusion que ce grand monde apporte,
Il y vient de tous lieux des gens de toute sorte

Ensuite, maître et valet parlent de la nécessité d’être généreux (« être libéral » signifie ici être généreux, dépenser sans compter) :

CLITON- Êtes-vous libéral ?
DORANTE -Je ne suis point avare.
CLITON- C’est un secret d’amour et bien grand et bien rare ;
Mais il faut de l’adresse à le bien débiter.

scène 3

Nous sommes témoins du premier mensonge de Dorante, qui veut impressionner deux femmes et leur raconte qu’il a fait la guerre. Cliton tente de l’arrêter et cela donne lui à un échange comique :

CLITON, le tirant par la basque- Savez-vous bien, Monsieur, que vous extravaguez ?
DORANTE- Tais-toi.

CLITON- Vous rêvez, dis-je, ou…
DORANTE-Tais-toi, misérable.
CLITON-Vous venez de Poitiers, ou je me donne au diable ;
Vous en revîntes hier.

scène 4

Le premier quiproquo, portant sur les noms des femmes, se met en place :

CLITON.J’en sais ce qu’on en peut savoir.
La langue du cocher a fait tout son devoir.
« La plus belle des deux, dit-il, est ma maîtresse,
Elle loge à la Place, et son nom est Lucrèce. »


DORANTE-Quelle place ?


CLITON- Royale, et l’autre y loge aussi.
Il n’en sait pas le nom, mais j’en prendrai souci.


DORANTE- Ne te mets point, Cliton, en peine de l’apprendre.
Celle qui m’a parlé, celle qui m’a su prendre,
C’est Lucrèce, ce l’est sans aucun contredit :
Sa beauté m’en assure, et mon coeur me le dit.


CLITON- Quoique mon sentiment doive respect au vôtre,
La plus belle des deux, je crois que ce soit l’autre.

scène 5

Dorante poursuit ses mensonges, cette fois-ci à deux de ses amis qu’il entend discuter d’une fête somptueuse donnée la veille sur l’eau. Il nesait pas qui l’a faite, mais se rendant compte que ses amis ne savent pas non plus, décide de proclamer qu’il en est l’organisateur. La scène est très comique :

DORANTE- Et vous ne savez point celui qui l’a donnée ?
ALCIPPE-Vous en riez !
DORANTE-Je ris de vous voir étonné
D’un divertissement que je me suis donné.
ALCIPPE-Vous ?
DORANTE. Moi-même.

Cliton enrage d’entendre son maître mentir et essaie à nouveau de l’arrêter. Dorante le menace :

CLITON, à Dorante, à l’oreille – Vous ne savez, Monsieur, ce que vous dites.
DORANTE- Tais-toi ; si jamais plus tu me viens avertir…

CLITON-J’enrage de me taire et d’entendre mentir !

scène 6

Une fois les témoins partis, Cliton tente de ramener son maître à la raison et de l’empêcher de s’enfoncer toujours plus dans le mensonge :

CLITON- Monsieur, puis-je à présent parler sans vous déplaire ?
DORANTE – Je remets à ton choix de parler ou te taire ;
Mais quand tu vois quelqu’un, ne fais plus l’insolent.
CLITON – Votre ordinaire est-il de rêver en parlant ?
DORANTE – Où me vois-tu rêver ?
CLITON – J’appelle rêveries
Ce qu’en d’autres qu’un maître on nomme menteries ;
Je parle avec respect.
DORANTE- Pauvre esprit !

Dorante justifie ses mensonges par les nécessités de la galanterie :

DORANTE.
Oh ! Le beau compliment à charmer une dame,
De lui dire d’abord : « J’apporte à vos beautés
Un coeur nouveau venu des universités ;
Si vous avez besoin de lois et de rubriques,
Je sais le code entier avec les authentiques,
Le Digeste nouveau, le vieux, l’Infortiat,
Ce qu’en a dit Jason, Balde, Accurse, Alciat ! »
Qu’un si riche discours nous rend considérables !
Qu’on amollit par là de coeurs inexorables !
Qu’un homme à paragraphe est un joli galant !
On s’introduit bien mieux à titre de vaillant :
Tout le secret ne gît qu’en un peu de grimace,
À mentir à propos, jurer de bonne grâce,
Étaler force mots qu’elles n’entendent pas,
Faire sonner Lamboy, Jean de Vert, et Galas,
Nommer quelques châteaux de qui les noms barbares
Plus ils blessent l’oreille, et plus leur semblent rares,
Avoir toujours en bouche angles, lignes, fossés,
Vedette, contrescarpe, et travaux avancés :
Sans ordre et sans raison, n’importe, on les étonne ;
On leur fait admirer les baies qu’on leur donne,
Et tel, à la faveur d’un semblable débit,
Passe pour homme illustre, et se met en crédit.

Cliton est surpris par la facilité que Dorante a à mentir :

Ces hautes fictions vous sont bien naturelles.

et le met en garde contre les dangers des mensonges.

Le menteur, Acte II

scène 2

Clarice va voir Dorante par l’intermédiaire de son père, sous ses fenêtres. Mais elle n’est pas sûre de pouvoir le juger correctement juste par son apparence :

Le dedans paraît mal en ces miroirs flatteurs ;
Les visages souvent sont de doux imposteurs :
Que de défauts d’esprit se couvrent de leurs grâces,
Et que de beaux semblants cachent des âmes basses !

Clarice et Isabelle mettent en place une ruse pour que ce soit lucrèce quir eçoive Dorante sous ses fenêtres (évitant à Clarice des problèmes, puisqu’elle est déjà engagée avec Alcippe).

scène 7

Dorante vient d’inventer une histoire rocambolesque pour empêcher son père de le marier à Clarice. Il est fier de sa capacité à mentir :

Oh ! L’utile secret que mentir à propos !

scène 8

Dorante reçoit le message de Lucrèce pour l’inviter sous sa fenêtre.

Il demande à Cliton d’aller s’informer sur la famille de la dame et sur sa richesse :

DORANTE- Coule-toi là dedans, et de quelqu’un des siens
Sache subtilement sa famille et ses biens.

Acte III

scène 2

Alicippe et Philiste se rndent compte que Dorante a menti, il n’a pas organisé la fête sur l’eau.

Alcippe- Tout homme de courage est homme de parole ;
À des vices si bas il ne peut consentir,
Et fuit plus que la mort la honte de mentir.

Philiste – Dorante, à ce que je présume,
Est vaillant par nature et menteur par coutume.
Ayez sur ce sujet moins d’incrédulité,
Et vous-même admirez notre simplicité :
À nous laisser duper nous sommes bien novices.

scène 3

Clarice se rend compte que l’inconnu est Dorante, le fils de Géronte, celui qui raconte avoir fait la guerre. Elle est déçue de savoir qu’il est fourbe.

La servante Isabelle est lucide sur la nature des hommes et sur les pratiques de la galanterie :

ISABELLE.
Eh bien ! Cette pratique est-elle si nouvelle ?
Dorante est-il le seul qui, de jeune écolier,
Pour être mieux reçu s’érige en cavalier ?
Que j’en sais comme lui qui parlent d’Allemagne,
Et si l’on veut les croire, ont vu chaque campagne ;
Sur chaque occasion tranchent des entendus,
Content quelque défaite, et des chevaux perdus ;
865 Qui dans une gazette apprenant ce langage,
S’ils sortent de Paris, ne vont qu’à leur village,
Et se donnent ici pour témoins approuvés
De tous ces grands combats qu’ils ont lus ou rêvés !
Il aura cru sans doute, ou je suis fort trompée,
Que les filles de coeur aiment les gens d’épée ;
Et vous prenant pour telle, il a jugé soudain
Qu’une plume au chapeau vous plaît mieux qu’à la main.
Ainsi donc, pour vous plaire, il a voulu paraître,
Non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il veut être,
Et s’est osé promettre un traitement plus doux
Dans la condition qu’il veut prendre pour vous.

Clarice veut quand même aller à la fenêtre de Lucrèce et parler à Dorante pour lui jouer un tour. Isabelle désapprouve :

ISABELLE.
Ah ! Je dis à mon tour : « Qu’il est fourbe, Madame ! »
C’est bien aimer la fourbe, et l’avoir bien en main,
Que de prendre plaisir à fourber sans dessein ;
Car pour moi, plus j’y songe, et moins je puis comprendre
Quel fruit auprès de vous il en ose prétendre.
Mais qu’allez-vous donc faire ? Et pourquoi l

scène 4

Clito commence à soupçonner que Lucrèce pourrait elle aussi être une manipulatrice et le dit à Dorante. Mais ce dernier, dans une réplique comique, pense qu’il faut être supérieurement intelligent pour être capable de bien mentir :

CLITON – Mais, Monsieur, ce serait pour me bien divertir,
Si comme vous Lucrèce excellait à mentir :
Le divertissement serait rare, ou je meure !
Et je voudrais qu’elle eût ce talent pour une heure ;
Qu’elle pût un moment vous piper en votre art,
Rendre conte pour conte, et martre pour renard :
D’un et d’autre côté j’en entendrais de bonnes.


DORANTE.- Le ciel fait cette grâce à fort peu de personnes :
Il y faut promptitude, esprit, mémoire, soins,
Ne se brouiller jamais, et rougir encore moins.
Mais la fenêtre s’ouvre, approchons.

scène

Vient la scène de la rencontre sous la fenêtre (ils sont nombreux).

Clarice, cachée, se fait passer pour Lucrèce et annonce à Dorante qu’elle connaît ses mensonges :

CLARICE.
C’est tout ce que mérite un homme tel que vous,
Un homme qui se dit un grand foudre de guerre,
Et n’en a vu qu’à coups d’écritoire ou de verre ;
Qui vint hier de Poitiers, et conte, à son retour,
Que depuis une année il fait ici sa cour ;
Qui donne toute nuit festin, musique et danse,
Bien qu’il l’ait dans son lit passée en tout silence ;
Qui se dit marié, puis soudain s’en dédit :
Sa méthode est jolie à se mettre en crédit !
Vous-même, apprenez-moi comme il faut qu’on le nomme.

Cliton est horrifié, il pense que son maître est fini. Mais Dorante est plein de ressources et arrive à retourner la situation et à faire douter Clarice :

CLITON, à Dorante.
Si vous vous en tirez, je vous tiens habile homme.
DORANTE.
Ne t’épouvante point, tout vient en sa saison.
À Clarice.
De ces inventions chacune a sa raison :
Sur toutes quelque jour je vous rendrai contente ;
Mais à présent je passe à la plus importante :
J’ai donc feint cet hymen (pourquoi désavouer
Ce qui vous forcera vous-même à me louer ? ) ;
Je l’ai feint, et ma feinte à vos mépris m’expose ;
Mais si de ces détours vous seule étiez la cause ?
CLARICE.
Moi ?
DORANTE.
Vous. Écoutez-moi. Ne pouvant consentir…

S’ensuit un quiproquo où il annonce aimer Lucrèce mais comme il confond Lucrèce et Clarice, il aime en réalité Clarice. Clarice essaie de voir s’il ne changerait pas d’avis, mais non, il insiste sur le fait qu’il préfère Lucrèce et il est congédié.

scène 6

Cliton explique à Dorante qu’à force de mentir, il ne peut plus être cru sur ses sentiments.

CLITON- À chaque bout de champ vous mentez comme un diable.
DORANTE- Je disais vérité.
CLITON-Quand un menteur la dit,
En passant par sa bouche elle perd son crédit.

C’est la fin de la première partie du résumé du Menteur.

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