Bac de français 2026 : Pour un oui ou pour un non, dissertation corrigée

À l’épreuve anticipée de français 2025 en Métropole, la dissertation porte sur l’objet d’étude « théâtre ». Ceux qui ont étudié l’oeuvre de Sarraute, Pour un oui pour un non, ont pu disserter sur le sujet suivant : « Un critique remarque que, dans Pour un oui ou pour un non, « le dialogue est toujours, en fin de compte, un jeu dans lequel tous les coups sont permis. » Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de la pièce ?« . Voici notre proposition de corrigé détaillé pour vous aider à préparer le Bac de français.

Deux silhouettes de personnes en train de discuter vivement dans une pièce aux lumières tamisées.

Pour un oui ou pour un non (Sarraute)

Corrigé de la dissertation

Bac de français 2025 (Métropole)

Bac de français 2025 : Pour un oui ou pour un non, corrigé de la dissertation

Sujet complet de l’épreuve écrite du Bac de français 2025 (métropole, 13 juin 2025) :

Dissertation Pour un oui ou pour un non (Sarraute)

Sujet C

Œuvre : Nathalie Sarraute,

Pour un oui ou pour un non

Parcours : théâtre et dispute

Un critique remarque que, dans Pour un oui ou pour un non, « le dialogue est toujours, en fin de compte, un jeu dans lequel tous les coups sont permis. » Cette citation éclaire-t-elle votre lecture de la pièce ?

Analyse du sujet de dissertation

Le sujet de dissertation portant sur la pièce de théâtre Pour un oui ou pour un non de Sarraute porte sur le dialogue et le jeu.

Mots-clés

Dialogue – jeu – coups

H1 rend visite à H2 qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Ils sont amis de longue date mais ils se sont éloignés à cause d’un malentendu.

Reformulation de la problématique

  • La pièce montre-t-elle que le dialogue peut être un véritable jeu de pouvoir, voire de manipulation ?
  • Le dialogue est-il une confrontation plutôt qu’un échange sincère ?

Proposition de plan de dissertation

Introduction

Dans Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute, le dialogue entre les deux personnages principaux, H1 et H2, occupe tout l’espace scénique et dramatique. Un critique affirme que « le dialogue est toujours, en fin de compte, un jeu dans lequel tous les coups sont permis. » Cette remarque invite à s’interroger sur la nature du dialogue dans la pièce : simple échange, affrontement ou terrain d’expérimentation sans limite ? Nous verrons dans quelle mesure cette citation éclaire la lecture de l’œuvre, en montrant que le dialogue y devient un espace de jeu, de manipulation et de remise en question des certitudes.


I. Le dialogue, un jeu de langage aux règles mouvantes

A. Le dialogue comme espace ludique

Dans la pièce, le dialogue ne se limite pas à une communication transparente : il devient un terrain de jeu où chaque mot, chaque intonation, chaque silence peut être interprété, détourné ou retourné contre l’autre.

Les personnages s’affrontent autour d’un simple « C’est bien, ça », qui, par le jeu de l’analyse et de la suspicion, prend une importance démesurée.

Le langage est manipulé, disséqué, et le sens des paroles devient mouvant, soumis à l’interprétation subjective de chacun.

B. Tous les coups sont permis : ironie, sous-entendus, attaques voilées

Tout au long de la pièce, H1 et H2 utilisent des stratégies variées pour déstabiliser l’autre : ironie, sous-entendus, fausses naïvetés, silences lourds de sens.

Le dialogue se transforme en duel, où il s’agit moins de convaincre que de prendre l’avantage, de révéler ou de masquer ses véritables intentions. Les personnages n’hésitent pas à employer des coups bas, à revenir sur des détails insignifiants pour provoquer l’autre ou le pousser dans ses retranchements (« H2: J’ai eu envie de te tuer / H1: Et moi aussi »)


II. Un jeu qui révèle la violence latente des relations humaines

A. Le dialogue comme affrontement

La pièce met en scène la fragilité des liens amicaux : le dialogue, loin de rapprocher, devient le lieu d’un affrontement où chaque parole peut blesser.

La violence verbale, parfois feutrée, parfois explicite, montre que dans ce jeu, il n’y a pas de règles fixes ni de limites morales clairement établies. Le langage, censé unir, devient un instrument de séparation.

« C’est avec toi que je les place entre guillemets, ces mots…oui, avec toi…d§s que je sens ça en toi, impossible de me retenir, malgré moi les guillemets arrivent (H1) »

B. La remise en cause de la sincérité et de la confiance

En poussant le jeu du dialogue à l’extrême, Sarraute interroge la possibilité même de la compréhension et de la confiance entre individus.

Les personnages doutent sans cesse de la sincérité de l’autre, débusquent les non-dits, soupçonnent les intentions cachées. Le dialogue, loin de permettre la transparence, révèle l’opacité des relations humaines et la difficulté à établir un véritable échange.


III. Les limites et les enjeux de ce « jeu sans règles »

A. Un jeu qui peut mener à l’impasse

Si le dialogue est un jeu où tous les coups sont permis, il peut aussi devenir stérile, tourner à vide.

À force de se méfier, de tout analyser, les personnages finissent par se perdre dans des malentendus, incapables de renouer le lien initial. La pièce montre ainsi les limites de ce jeu : l’excès de lucidité et de suspicion peut conduire à la rupture.

B. Le dialogue comme miroir de l’absurdité et de la complexité humaine

Enfin, ce jeu verbal sans limites reflète la complexité de l’être humain et la difficulté à communiquer authentiquement. Nathalie Sarraute fait du dialogue un espace d’expérimentation, où se révèlent les failles, les contradictions et la solitude des personnages.

Le théâtre devient alors le lieu d’une interrogation sur le langage lui-même, sur sa capacité à unir ou à séparer.


Conclusion

La citation du critique éclaire pleinement la lecture de Pour un oui ou pour un non : le dialogue y apparaît comme un jeu complexe, sans règles fixes, où tous les coups sont permis. Loin d’être un simple outil de communication, il devient le révélateur des tensions, des ambiguïtés et de la violence latente des relations humaines. Par ce dispositif, Sarraute interroge la nature même du langage et met en scène la difficulté, voire l’impossibilité, d’un échange véritablement sincère entre les êtres.

Quel plan avez-vous adopté pour cette dissertation ? Dites-nous en commentaires.

Consultez aussi notre corrigé pour le sujet de dissertation sur Le menteur de Corneille (Métropole, 2025) :

ou encore le corrigé du sujet de dissertation sur On ne badine pas avec l’amour (métropole 2025) :

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