Les abeilles, Troisième soir, Commentaire linéaire – Entretiens sur la pluralité des mondes

Entretiens sur la pluralité des mondes de Bernard Le Bouyer de Fontenelle est une œuvre nouvelle au programme du Bac 2026. Inscrit au programme de Première dans l’objet d’étude « La littérature d’idées du XVIe au XVIIIe siècle », ce texte est au centre du parcours intitulé « Le goût de la science ». Découvrez l’extrait sur les abeilles dans le passage Troisième soir puis le commentaire linéaire que nous proposons pour vous aider à préparer l’oral du Bac.

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Les abeilles, Troisième soir, Commentaire linéaire - Entretiens sur la pluralité des mondes

Troisième soir, Entretiens sur la pluralité des mondes – Extrait

Il y a dans une planète, que je ne vous nommerai pas encore, des habitants très vifs, très laborieux, très adroits ; ils ne vivent que de pillage, comme quelques-uns de nos Arabes, et c'est là leur unique vice. Du reste, ils sont entre eux d'une intelligence parfaite, travaillant sans cesse de concert et avec zèle au bien de l'Etat, et surtout leur chasteté est incomparable ; il est vrai qu'ils n'y ont pas beaucoup de mérite, ils sont tous stériles, point de sexe chez eux. Mais, interrompit la Marquise, n'avez-vous point soupçonné qu'on se moquait en vous faisant cette belle relation ? Comment la nation se perpétuerait-elle ? On ne s'est point moqué, repris-je d'un grand sang-froid, tout ce que je vous dis est certain, et la nation se perpétue. Ils ont une reine, qui ne les mène point à la guerre, qui ne paraît guère se mêler des affaires de l'Etat, et dont toute la royauté consiste en ce qu'elle est féconde, mais d'une fécondité étonnante. Elle fait des milliers d'enfants, aussi ne fait-elle autre chose. Elle a un grand palais, partagé en une infinité de chambres, qui ont toutes un berceau préparé pour un petit prince, et elle va accoucher dans chacune de ces chambres l'une après l'autre, toujours accompagnée d'une grosse cour, qui lui applaudit sur ce noble privilège, dont elle jouit à l'exclusion de tout son peuple.

Je vous entends, Madame, sans que vous parliez. Vous demandez où elle a pris des amants ou, pour parler plus honnêtement, des maris. Il y a des reines en Orient et en Afrique, qui ont publiquement des sérails d'hommes, celle-ci apparemment en a un, mais elle en fait grand mystère, et si c'est marquer plus de pudeur, c'est aussi agir avec moins de dignité. Parmi ces Arabes qui sont toujours en action, soit chez eux, soit en dehors, on reconnaît quelques étrangers en fort petit nombre, qui ressemblent beaucoup pour la figure aux naturels du pays, mais qui d'ailleurs sont fort paresseux, qui ne sortent point, qui ne font rien, et qui, selon toutes les apparences, ne seraient pas soufferts chez un peuple extrêmement actif, s'ils n'étaient destinés aux plaisirs de la reine, et à l'important ministère de la propagation. En effet, si malgré leur petit nombre ils sont les pères des dix mille enfants, plus ou moins, que la reine met au monde, ils méritent bien d'être quittes de tout autre emploi, et ce qui persuade bien que ç'a été leur unique fonction, c'est qu'aussitôt qu'elle est entièrement remplie, aussitôt que la reine a fait ses dix mille couches, les Arabes vous tuent, sans miséricorde, ces malheureux étrangers devenus inutiles à l'Etat.

(...) Alors je lui appris l'histoire naturelle des abeilles, dont elle ne connaissait guère que le nom.

Analyse de l’extrait

1. Situation d'énonciation

L'extrait met en scène un dialogue enchâssé : un narrateur à la première personne (« je ») s'entretient avec une Marquise (« vous »), dans un cadre nocturne et mondain caractéristique de l'œuvre. Il s'agit d'une énonciation ancrée dans la situation de parole :

Locuteur : le philosophe-narrateur, voix de Fontenelle.
Allocutaire : la Marquise, représentante du lecteur cultivé.
Indices déictiques : « je », « vous », « chez eux », « chez un peuple ».
Registre : mi-savant, mi-galant — le ton mondain est assumé et constitutif du genre.

2. Champs lexicaux

Plusieurs champs s'entrecroisent, ce qui est au cœur du procédé de déguisement :

  • Politique et monarchie : reine, Etat, royauté, palais, chambres, cour, prince, ministère, propagation, peuple.
  • Société et mœurs : pillage, intelligence, chasteté, stériles, pudeur, dignité, plaisirs, sérails.
  • Biologie / reproduction : féconde, fécondité, enfants, accoucher, berceau, stériles, sexe, pères, propagation.
  • Travail et activité : laborieux, adroits, travaillant, de concert, zèle, actif, oisifs, emploi, fonction.
  • Arabité / altérité : Arabes, étrangers, naturels du pays, Orient, Afrique — lexique de l'ailleurs qui renforce le travestissement de la réalité apicole.

3. Figures de style

Métaphore filée (allégorie prolongée) : Toute la description des abeilles sous couvert de société humaine constitue une allégorie soutenue.
Périphrase : Fontenelle évite les mots techniques : « une planète que je ne vous nommerai pas encore » (la Terre), « l'important ministère de la propagation » (reproduction).
Ironie : « leur chasteté est incomparable ; il est vrai qu'ils n'y ont pas beaucoup de mérite », « ces malheureux étrangers devenus inutiles à l'Etat ».
Antiphrase / euphémisme : « si c'est marquer plus de pudeur, c'est aussi agir avec moins de dignité ».
Hyperbole : « une fécondité étonnante », « dix mille couches ».
Litote : « elle en a un, mais elle en fait grand mystère ».
Anaphore implicite / gradation : Répétition de « qui ne… pas, qui ne… pas, qui ne font rien ».

4. Temps et modes verbaux

Présent de vérité générale (sont, vivent) : Énoncés généraux, ton didactique.
Présent de narration (je lui appris) : Ancrage dans le récit.
Futur : Promesse/suspense narratif.
Conditionnel : Hypothèse / explication logique.
Subjonctif : Subordination hypothétique.
Infinitif : Propositions nominales à valeur générale.
Participe présent : Valeur circonstancielle (manière, cause).

Le présent domine, donnant une valeur de vérité universelle.

5. Pronoms personnels

« je » (narrateur) : garant de la relation pédagogique.
« vous » (la Marquise) : incluse dans la construction du savoir.
« ils / eux » : les abeilles ouvrières (peuple).
« elle » : la reine.
« on » : valeur indéfinie / élargit l'observation.

6. Tournures remarquables

Restrictive (ne… que) : « ils ne vivent que de pillage ».
Négative : Accumulation pour caractériser l'inactivité.
Emphatique / dislocation : Accumulation de relatives.
Impersonnelle : « il est vrai que », « il y a des reines ».

7. Types de propositions

Propositions relatives déterminatives et explicatives nombreuses.
Propositions conditionnelles (logique causale).
Propositions concessives (relativise l'éloge).
Propositions temporelles (rythme binaire avec « aussitôt que »).

8. Questions et interlocution

La maïeutique feinte : le narrateur guide la Marquise vers une révélation contrôlée.
Question directe de la Marquise : « Comment la nation se perpétuerait-elle ? »
Question indirecte du narrateur (prolepse dialogale) : « Vous demandez où elle a pris des amants ».
Fausse question / apostrophe : « Mais, interrompit la Marquise ».

Vocabulaire
Maïeutique : Art de faire accoucher les esprits. Méthode socratique consistant à poser des questions pour amener l'interlocuteur à découvrir par lui-même la vérité sans lui asséner un savoir tout fait.
Déictique : Terme désignant les éléments du langage (pronoms comme « je », « vous », adverbes comme « ici », « là ») qui renvoient à la situation d'énonciation, c'est-à-dire au contexte précis de la parole (le moment et le lieu).
Allocutaire : Personne à qui s'adresse le locuteur (l'auditeur, le destinataire de la parole). Dans un dialogue, c'est celui qui écoute et reçoit le message.

Contexte

Quelle connaissance avaient les Français des Arabes au XVIIe siècle ?

Aux origines du regard sur l'Islam au XVIIe siècle

La connaissance de l'islam et des Arabes à l'époque de Fontenelle repose sur deux traditions héritées du Moyen Âge :

  • La tradition dévote : Les ecclésiastiques, ignorant l'arabe, se copiaient les uns les autres depuis des siècles. Bossuet lui-même, dans son Discours sur l'Histoire universelle, qualifie Mahomet de « faux prophète des Arabes » ayant « trompé des peuples souverainement ignorants ». Dans ce cadre, les Arabes sont réduits à des figures de pillards et de fanatiques, éclairant directement la référence de Fontenelle à « quelques-uns de nos Arabes » dont le pillage est le vice unique.
  • L'ouverture : La première traduction du Coran en français par Du Ryer, parue dans la seconde moitié du XVIIe siècle, commence timidement à ouvrir la voie vers plus d'objectivité.
Bataille de Poitiers

Bataille de Poitiers, tableau de Charles de Steuben (1837).

L'arabisant et l'orientaliste au XVIIe siècle

La connaissance savante demeure le domaine d'une minorité d'érudits. Les protestants jouent un rôle pionnier : Bayle, dans son Dictionnaire historique et critique (1697), refuse de reprendre les « fables » anti-islamiques et exige une approche critique. De même, l'Anglais Reland, dont la traduction française n'apparaît qu'en 1721, lit les sources arabes en langue originale pour invalider les représentations dévotes. Au moment où Fontenelle écrit en 1686, ce travail de rectification est encore embryonnaire. Pour approfondir ce contexte, consultez cette ressource.

L'image des Arabes dans l'imaginaire culturel français

ImageSource / Contexte
Pillards et guerriers nomadesTradition chrétienne médiévale (« Sarrasins ») / Héritage des croisades et guerres de religion
Orient sensuel et despotiqueRécits de voyageurs et diplomates (Ambassades ottomanes, Süleyman Aga, 1669)
Arabes savantsTradition humaniste et érudite (transmission des sciences grecques)
Monarques polygamesLittérature de voyage et relations diplomatiques (cours du Maghreb et d'Orient)

Ce que Fontenelle fait de cette image

L'allusion aux « Arabes » dans l'extrait est doublement stratégique. D'une part, Fontenelle mobilise le stéréotype du guerrier pillard nomade — image connue de tout lecteur français de 1686 — pour décrire les ouvrières butineuses. D'autre part, il introduit les faux-bourdons comme des étrangers paresseux, tolérants à contrecœur, sur le modèle des récits d'ambassadeurs ottomans à Paris, entretenus aux frais du roi mais étroitement surveillés.

Enfin, la mention des « reines en Orient et en Afrique qui ont publiquement des sérails d'hommes » renvoie aux représentations des cours africaines et orientales rapportées par les voyageurs français du XVIIe siècle (Tavernier, Chardin, Bernier). Fontenelle utilise cette géographie de l'altérité (Orient, Afrique, Arabes) pour rendre vraisemblable une société aux mœurs étranges, tout en maintenant l'illusion qu'il décrit une autre planète.

Portrait d'un noble oriental

Portrait d'un noble oriental (ou Noble oriental) 1632 Rembrandt.

Problématique choisie

Une fois que l’on a analysé le texte, on peut choisir une problématique c’est-à-dire une question à laquelle le plan et le développement du commentaire vont répondre.

Nous prendrons celle-ci (mais d’autres sont également possibles) :

Problématique

« Comment Fontenelle, en dissimulant le réel derrière la fiction d'un monde imaginaire, fait-il de la surprise et du dévoilement les instruments d'une pédagogie scientifique nouvelle ? »

autrement dit, de quelle façon Fontenelle utilise-t-il ici un exemple qui semble à première vue imaginaire puis se révèle calqué sur le monde des abeilles pour réaliser une explication scientifique?

Commentaire linéaire

Un commentaire linéaire suit les mouvements du texte globalement dans l’ordre.

I. L’entrée dans la fiction : construire l’énigme 

(« Il y a dans une planète… » → « …point de sexe chez eux »)

 Ce premier mouvement pose le cadre fictif et accumule les paradoxes apparents. Fontenelle installe délibérément une société impossible : sans sexe, sans reproduction, pourtant vivante dans le but de piquer la curiosité du lecteur et de la Marquise. Le suspense est entier, la « planète » est anonyme, le ton est neutre et encyclopédique.

 1 — La mise en place du cadre fictif : un monde vraisemblable mais indéterminé

Fontenelle ouvre sur une formule délibérément vague et suspensive : « Il y a dans une planète, que je ne vous nommerai pas encore ». Ce « pas encore » est un signal programmatique : le narrateur annonce lui-même qu’il détient une vérité qu’il différera de livrer. Ce faisant, il transforme le discours scientifique en récit à énigme, empruntant la structure du conte ou de la devinette mondaine plutôt que du traité.

Le cadre fictif emprunte ensuite tous les codes du récit de voyage en vogue au XVIIe siècle, genre que le lecteur de 1686 reconnaît immédiatement. La formule « des habitants très vifs, très laborieux, très adroits » mime exactement le ton des relations de voyageurs (Tavernier, Chardin, Bernier) qui dressaient des portraits ethnographiques de peuples lointains. L‘accumulation des trois adjectifs, rythmée par les virgules, installe une crédibilité narrative : ce peuple est décrit avec la précision neutre et admirative de l’observateur objectif. Rien, jusqu’ici, ne trahit la supercherie.

La référence aux « Arabes » (« ils ne vivent que de pillages, comme quelques-uns de nos Arabes ») achève de placer la description dans une géographie de l’altérité familière au lecteur : les Arabes nomades pillards sont un topos (= cliché, lieu commun) de la littérature de voyage et de la tradition chrétienne médiévale. Fontenelle joue sur ce stéréotype partagé pour ancrer la fiction dans l’imaginaire collectif de son public, le pilllage des ouvrières butineuses trouve ainsi une traduction culturelle immédiatement lisible. Le monde imaginaire est construit sur du réel connu, c’est ce qui le rend crédible.

2 — L’accumulation des paradoxes : construire l’énigme logique

Une fois le cadre posé, Fontenelle introduit méthodiquement des contradictions apparentes qui déstabilisent la logique du lecteur et l’obligent à chercher une explication. C’est ici que le texte bascule du récit de voyage vers la démonstration philosophique.

Le premier paradoxe est moral : « leur chasteté est incomparable ; il est vrai qu’ils n’y ont pas beaucoup de mérite ». La concession ironique immédiatement rattachée à l’éloge est un signal rhétorique fort, Fontenelle ne laisse pas son lecteur s’installer dans l’admiration naïve. Cette formule prépare l’explication biologique (l’absence de sexe chez les ouvrières) tout en ménageant le sourire complice du lecteur cultivé.

Le second paradoxe, plus radical, est proprement logique : « ils sont tous stériles, point de sexe chez eux ». Cette affirmation clôt le premier mouvement sur une impossibilité apparente totale. Une nation entièrement stérile et sans sexe, comment se perpétue-t-elle ? La question n’est pas encore posée explicitement : elle est suspendue dans l’esprit du lecteur, et c’est précisément ce silence qui appelle le mouvement suivant. Fontenelle a construit, par accumulation progressive, un nœud logique dont il se réserve le dénouement, mécanique pédagogique parfaitement maîtrisée, qui fait de l’étonnement la condition première du savoir.

Les abeilles, Troisième soir, Commentaire linéaire - Entretiens sur la pluralité des mondes
Illustration de ruches tirée d’une version du Tacuinum sanitatis (XIVe siècle) Wikipedia

II. La résistance de l’interlocutrice et l’approfondissement de la fiction

(« Mais, interrompit la Marquise… » → « …ces malheureux étrangers devenus inutiles à l’Etat »)

Ce mouvement central est le plus riche. L’interruption de la Marquise  « on ne se moque pas de vous ? » matérialise le doute rationnel du lecteur ordinaire. Le narrateur y répond par une stratégie double : maintenir le déguisement tout en le complexifiant. Il introduit la reine, les faux-bourdons déguisés en étrangers oisifs, et le massacre final. C’est le cœur dramatique et satirique du texte.

1 — L’interruption de la Marquise face à l’explication : la raison qui résiste

Le mouvement s’ouvre sur un signal typographique et narratif fort : « Mais, interrompit la Marquise ». Ce mais adversatif et ce verbe d’interruption signalent une rupture dans le flux du discours savant. La Marquise ne se contente pas d’écouter elle réagit, elle résiste. Cette résistance est dramatiquement essentielle : elle matérialise le doute légitime de tout esprit rationnel face à un paradoxe non résolu.

Sa question « n’avez-vous point soupçonné qu’on se moquait en vous faisant cette belle relation ? Comment la nation se perpétuerait-elle ? » fonctionne à deux niveaux simultanément. D’abord, elle est la voix du lecteur ordinaire qui bute sur l’invraisemblance et réclame une explication. Ensuite, l‘ironie légère de « belle relation » révèle que la Marquise n’est pas dupe : elle a perçu quelque chose d’artificiel dans le discours, sans pouvoir encore l’identifier. Elle est plus proche de la vérité qu’elle ne le croit, ce qui est exactement la posture que Fontenelle veut susciter chez son lecteur.

La réponse du narrateur « On ne s’est point moqué, repris-je d’un grand sang-froid » est pédagogiquement décisive. Le « grand sang-froid » est la posture du savant maître de son sujet, qui laisse l’étonnement à l’interlocuteur et conserve pour lui-même la sérénité de celui qui sait. Ce calme ostensible, mis en scène par la didascalie narrative, est en lui-même une leçon de méthode : la science ne s’émeut pas des apparences paradoxales, elle les explique.

(…)

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Questions fréquentes sur Fontenelle

Qui était Bernard le Bovier de Fontenelle ?
Homme de lettres et secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, il a révolutionné la vulgarisation scientifique.
Quelle est son œuvre la plus connue de Fontenelle ?
Ses Entretiens sur la pluralité des mondes (1686) sont le modèle de son approche pédagogique.
Pourquoi Fontenelle choisit-il le dialogue dans les Entretiens sur la pluralité des mondes?
Pour rendre la science « aimable » et accessible aux honnêtes gens, loin du dogme académique.
Quel est le lien entre Fontenelle et Descartes ?
Il est l'héritier de la physique mécaniste cartésienne, voyant l'univers comme une machine.
Quel rôle joue la Marquise dans les Entretiens sur la pluralité des mondes?
Elle incarne le public curieux, permettant une relation pédagogique fluide entre maître et élève.
Quelle est la position de Fontenelle sur l'héliocentrisme?
Il a activement vulgarisé le système où le Soleil est au centre de notre système.
Pourquoi l'imagination est-elle cruciale selon Fontenelle?
Elle permet de concevoir les grandeurs inaccessibles à l'œil nu.
Fontenelle croit-il qu'il y a de la vie sur d'autres planètes ?
Il a suggéré l'idée audacieuse que les autres planètes pouvaient être habitées.
Fontenelle est-il un précurseur des Lumières ?
Oui, en démocratisant le savoir et en contestant les dogmes, il prépare le terrain intellectuel du XVIIIe siècle.
Pourquoi lire Fontenelle et les Entretiens sur la pluralité des mondes aujourd'hui ?
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